Qu'est-ce que le Souper du Partage?

Le Souper du Partage est un organisme de bienfaisance de Magog qui célèbre ses 25 ans en 2019.

Nous avons demandé à Jean Pelchat, l’initiateur de cette activité annuelle de financement, de nous expliquer comment est né le Souper du Partage et de nous rappeler son évolution au fil des années.

«C’est par un concours de circonstances que le Souper du Partage a vu le jour. Et jamais je n’aurais pensé qu’il puisse prendre autant d’ampleur aujourd’hui.»

Propriétaire du Provigo Pelchat de Magog depuis trois ans, l’«épicier» s’inscrit à une formation étoffée en leadership en 1995. Oh! surprise… Le formateur annonce à la classe qu’ils doivent créer un projet «pour donner à la société». Donc, chacun devait réfléchir et soumettre un projet novateur qui ne verrait le jour que s’il recevait l’aval des confrères et consoeurs de classe.

Mettant à profit son expertise en alimentation, Jean Pelchat propose l’organisation d’un brunch à quelques semaines du temps des Fêtes dont les profits serviraient à la confection des paniers de Noël à distribuer aux plus démunis de la région de Magog-Orford. Projet accepté.

Mais une autre surprise attendait les participants au détour. Il fallait «donner» le projet à quelqu’un de son entourage… qui aurait la responsabilité de le réaliser. Il pense tout de suite à son adjointe, Liette Fauteux, qui mobilise le personnel du Provigo Pelchat autour d’un événement rassembleur.

Le Souper du Partage est donc né d’un… brunch qui a été organisé en 1995 et en 1996. «On s’est aperçu toutefois que ce n’était pas la formule idéale. Un brunch comporte plusieurs éléments qui doivent être cuits sur place, à la dernière minute, ou préparés à l’avance, puis réchauffés, ce qui compliquait la tâche dans la cuisine. Au prix de 6$ pour les adultes et de 3$ pour les enfants, la marge de profit n’était pas très grande.»

En janvier 1997, il profite du souper annuel du Club des 51, un regroupement de gens d’affaires magogois, pour lancer un défi aux autres participants : la création d’un comité d’une dizaine de personnes qui s’engageraient à vendre au moins 100 billets à chaque année pour l’activité qui devait éventuellement être transformée en souper spaghetti.

«Pour être certain que l’engagement tiendrait, j’ai alors fait signer une déclaration de participation… à l’endos d’un napperon que j’ai toujours gardé précieusement. Ces derniers n’ont pas eu le choix d’«embarquer dans le bateau» lorsque je leur ai fait signe plus tard dans l’année.»

C’est ce qui a donné le point de départ à une activité remodelée – un repas plus facile à préparer notamment – dont la mission première demeurait la même : engranger le plus d’argent possible pour combler les besoins grandissants en paniers de Noël – par exemple, 28 000 $ ont été remis grâce au succès de la 5e édition.

Pour y arriver, le comité de «ventes» est appuyé à chaque année par des employés du marché d’alimentation et de nombreux bénévoles.

De plus, Provigo Le Marché et certains fournisseurs sont invités à fournir gratuitement ou à un coût modique les aliments nécessaires à la préparation du souper, en novembre, et à la confection des paniers de Noël, en décembre.

La générosité du géant de l’alimentation et des nombreuses entreprises participantes, que ce soit en fourniture de biens et services ou en commandite (participation financière) permet de nos jours de servir environ
1500 convives et de verser indirectement plus de 100 000 $ à la Banque alimentaire Memphrémagog, responsable de coordonner les efforts de tous les organismes du milieu qui dédient une partie de leurs avoirs aux plus démunis de notre communauté.
 

En 2006, Jean Pelchat vend son entreprise à la maison-mère qui le transforme en marché d’alimentation de la chaîne Loblaws. Cette bannière prend la relève de la commandite en titre jusqu'en 2012. L'année suivante, le marché d’alimentation associé a été rebaptisé Provigo Le Marché par la maison-mère et, en 2015, il est devenu la propriété de Michel Frigon, qui en était le directeur depuis plusieurs années.

En 2019, Jean Pelchat a décidé de tirer sa révérence et de redonner l'événement à la communauté.

 

Rappelons que le Souper du Partage est présidé depuis une dizaine d'années par l'homme d'affaires Stéphane Bégin, appuyé par un comité organisateur dévoué et une armée de bénévoles.

«L'oeuvre est une belle réussite, avouons-le, mais force est de constater que les besoins sont toujours grandissants. C’est pourquoi cette œuvre a encore sa raison d’être. L’appui de la communauté est plus que jamais essentielle», rappelle Stéphane Bégin.

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